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Sauvegarder et faire connaître le patrimoine
Nos actions nous conduisent à participer à la réflexion sur les aménagements urbains envisagés à Meudon sur Seine et à Meudon la Forêt dans le cadre de « conseils consultatifs » créés récemment par monsieur Hervé Marseille, maire de Meudon.
I -
Colline RODIN
(décembre 2010)
COLLINE RODIN - MEUDON Réunion du Conseil Consultatif du Jeudi 25 Novembre 2010
********** Nouvelle présentation du schéma directeur (et non du plan masse), qui devient un peu plus élaboré et fait apparaître une quantification du nombre et des surfaces des logements et des équipements. Il ne semble pas qu’il ait été tenu compte de nos observations à la suite de la réunion du 7 Juillet 2010 en ce qui concerne : - Le dégagement des vues panoramiques sur la vallée de la Seine depuis le Belvédère. - La desserte par la voirie et les réseaux, aussi bien intérieurs qu’extérieurs, ainsi que la circulation et le stationnement des véhicules. La desserte pourrait se faire par une voirie en boucle se raccordant à un seul carrefour giratoire sur la rue du Docteur Arnaudet. - Les contraintes dues à la nature du sol et du sous-sol. On peut penser qu’il aurait été plus judicieux de prévoir des constructions plus compactes, à des emplacements bien déterminés, afin de pouvoir, par les infrastructures, participer à la stabilisation de la Colline.
Par contre, on doit noter qu’il est prévu de faire : - L’aménagement d’une partie des carrières afin de pouvoir les ouvrir au public. - Un plan de circulation auquel il faudra ajouter le stationnement. - Des études techniques sur les conditions de stabilisation de la Colline, et sur les problèmes de fondation des bâtiments. - Des études sur la desserte par les différents réseaux (égouts, eau, électricité, gaz, télécoms...) - Une étude économique, afin de faire ressortir les coûts des études, des terrains, des travaux d’infrastructure, compte tenu de la valeur initiale du terrain, des équipements et autres contraintes, pour en déduire le prix de vente des logements et de certains équipements privés, compatibles avec les prix du marché. Cet équilibre est indispensable pour rendre cette opération fiable. Pierre Sabatier Novembre 2010
Conseil Consultatif « Colline Rodin »Référence : réunion du mercredi 17 mars 2010Objet : remarques concernant le site et son aménagement
L'aménagement des terrains de la Colline Rodin doit se faire dans le cadre
d'un plan d'ensemble pour être ensuite réalisé par étapes. L'intervention
de l'Etablissement Public Foncier (EPF) du Département va permettre la
maîtrise de la majeure partie des terrains avec une prise en charge
financière pendant 7 ans. La colline Rodin est située sur le flanc droit, est, de la vallée du ru d’Arthelon, entre les cotes 85 et 39 m., soit un dénivelé d’une cinquantaine de mètres entre la terrasse du musée Rodin et le pied du viaduc du chemin de fer (figures 1 et 2). La topographie contrastée se présente comme un système de replats successifs, limités par des escarpements dont la hauteur varie entre 5 et 15m (figures 2 et 3).
Figure 1 – Vue aérienne
Figure 2 – Le contexte géologique Le substrat rocheux Il est constitué de 3 assises principales : les calcaires en bancs décimétriques du Lutétien (20m.) sur lesquels a été construit le musée Rodin ; les argiles plastiques du Sparnacien (entre 2 et 12m.) ; la craie campanienne (plusieurs centaines de mètres) localement creusée de galeries correspondant à d’anciennes carrières souterraines d’exploitation de la craie (figure 3).
Figure 3 – Coupe schématique est-ouest L’ensemble du substrat rocheux est recouvert d’un remblais très hétérogène, constitué de blocs de taille variable emballés dans un sable argileux et carbonaté irrégulièrement cimenté. L’épaisseur du remblais varie entre 15 et quelques mètres, les replats et les escarpements sont précisément établis dans ce remblais. Ainsi, la stabilité de l’ensemble est incertaine pour deux raisons : la présence d’un remblais stabilisé de façon précaire, par des ronces, herbes, arbres et arbustes, …et par la présence des argiles plastiques exploitées au 19ème siècle dans une carrière à ciel ouvert et qui, faiblement inclinées, ont tendance à glisser vers l’aval, comme en témoigne « le déchirement de la montagne » de 1858.
Les carrières souterraines Elles sont creusées dans la craie selon deux systèmes de galeries orthogonales (figure 4), dont certaines sont classées, constituent évidemment une contrainte supplémentaire pour le site.
Figure 4 – Les carrières souterraines : une galerie Enfin, la circulation des eaux de ruissellement à travers un milieu rocheux naturellement fracturé, exige une surveillance régulière, notamment des galeries souterraines. De plus, on sait que la circulation de l’eau est largement tributaire du réseau de fractures dont les directions dominantes sont ici NO-SE et N-S. En résumé, quel que soit le type d’aménagement envisagé, il convient impérativement de tenir compte des caractéristiques physiques du substrat.
2 - Préconisations pour l’aménagement du site. L’étude présentée par le CAUE (Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement) se limite strictement à l'intérieur d'un périmètre divisé en parcelles (figure 5 et 6), sans faire état de la desserte générale de cet ensemble et de son insertion dans le quartier. A l'exception de la partie haute, au Nord-Est du Belvédère, tout l'ensemble n'est desservi que par la rue du Docteur Arnaudet, voie étroite à sens unique, débouchant d'un côté sur le carrefour de la Ferme, déjà surchargé, et de l'autre côté sous le pont du chemin de fer et par de petites rues.
Figure 5 Les parcelles
Figure 6 Plan schématique d'aménagement (extrait de Chloroville)
Chemin de desserte Il est urgent, avant de programmer les constructions, de définir un schéma de dessertes et son raccordement à la voirie communale. La distance entre les passages sous les viaducs n'est pas suffisante pour faire une entrée et une sortie, ce qui nous amène à proposer un seul carrefour de raccordement avec la rue du Dr. Arnaudet (figure 7). Celui-ci serait remonté par rapport à l'entrée actuelle pour dégager la visibilité au droit du viaduc. Une boucle, desservant tout le terrain, partirait de ce carrefour pour reprendre une partie de la voirie existante et revenir sur le carrefour.
fig.7 - Plan schématique possible de desserte du quartier rénové Michel Colchen et Pierre Sabatier, avril 2010
II - Aménagement du secteur de la gare de Meudon-Val Fleury
Lettre adressée en mars 2010
à Monsieur Hervé Marseille, Maire de Meudon,
Monsieur le Maire,
Nous avons participé avec grand intérêt, le 28 janvier 2010, à la troisième réunion du Conseil Consultatif sur le projet en objet, et nous vous remercions d’associer notre Comité à cette réflexion.
Dans cet esprit, il nous semble
utile de rappeler tout d’abord que l’aménagement du quartier de la gare
de - la création d’une aire piétonne sécurisée et de convivialité ; - l’amélioration de la circulation et de la configuration des arrêts de bus ; - la prise en compte de la présence de la gare très fréquentée par les usagers des transports en commun. Ces trois objectifs impliquent des réflexions sur : .une circulation plus sûre pour les piétons, notamment aux sorties de la gare et sur les espaces qui leur sont réservés, .l’aménagement des sens de circulation des véhicules, .le développement des commerces, .le maintien des places de parking. Lors des deux premières réunions du CC, une partie des discussions a porté sur le projet central de couverture partielle de la voie ferrée côté Chaville. Nous prenons acte que des contraintes financières obligent à différer sa réalisation Mais, alors même que rien n’est défini sur ces sujets conditionnant la requalification de l’espace public, vous nous proposez un programme de sur -densification de ce quartier l’un des plus denses de Meudon. Nous ne sommes pas favorables à cette évolution comme nous l’avons déjà signalé dans le cadre de l’enquête publique sur le projet de PLU . En tout état de cause, dans cette hypothèse, ces constructions devraient respecter certaines caractéristiques comme : une emprise au sol modérée pour garder de l’espace de vie, une hauteur limitée et une esthétique de qualité. La présence de parkings privés, au moins 1 par logement, des rez-de-chaussée consacrés à des commerces de proximité choisis ou à des lieux d’intérêt public (GEC et UFC à reloger, plus généralement une Maison des Associations, …) seraient souhaitables. Par ailleurs, nous pensons indispensable qu’il y ait un pourcentage notable de logements sociaux dans une telle opération.
Compte tenu de la complexité de ce quartier, la requalification de l’espace public et la définition d’un programme immobilier sont intimement liées Ainsi, il nous parait opportun que nous puissions reprendre la concertation sur la requalification de l’espace public, afin d’aboutir à une solution satisfaisante avant tout engagement concernant les constructions. En effet, si la dalle couvrant les voies ne se fait pas ou se ferait dans un futur assez lointain, une solution alternative avec utilisation différente d’une partie des parcelles P1, 2 et 3 peut être adoptée, Dans le cas où les constructions, telles qu'envisagées, étaient réalisées, cette concertation que nous souhaitons, serait sans objet. Restant à votre disposition, nous vous prions, Monsieur le Maire, d’agréer l’expression de notre considération distinguée.
Michel Colchen Yves Terrien Président Secrétaire Général Ce projet important et qui nous paraît intéressant doit, à notre avis, reposer sur les trois fonctionnalités suivantes : - Réaménager l’espace autour de la gare. - Améliorer la circulation, actuellement difficile aux heures de pointe, particulièrement à cause des arrêts de bus qu’il faut absolument revoir et mieux configurer. Cet aspect nous semble essentiel. - Prendre pleinement en compte la présence de la gare, qui donne à ce quartier une fonction particulière. Cet aspect est aussi très important. Le projet initial présenté par la municipalité privilégiait le premier aspect, mais, lors de la seconde réunion de concertation du 10/2/09, le cabinet Setec chargé par la mairie d’effectuer le projet d’aménagement nous a paru conscient de l’ensemble des questions évoquées ci-dessus. Réaménager l’espace : le gain prévu d’un espace d’environ 500 m2 obtenu en couvrant la voie ferrée à partir du pont en direction de Chaville (projet de la municipalité) dégage un espace dont l’aménagement prévu permet d’améliorer l’agrément. Cet espace de convivialité est souhaité par les habitants du quartier. Il nous semble cependant nécessaire, dans le projet définitif, de : - trouver, sur la nouvelle dalle, la place et les locaux pour les commerces dont les emplacements actuels seraient supprimés (kiosque à journaux, cordonnier, pizzeria, local de l’ancien fleuriste occupé par Que-Choisir et le GEC,…), le principe étant, au minimum, la conservation des commerces existant actuellement dans le quartier et la facilité d’accès à ces commerces ; il serait souhaitable aussi de prévoir un petit local à utilisation d’intérêt général (petite salle de réunions, d’exposition, lieu de mémoire sur l’histoire du quartier,…) ; - conserver, au minimum, le nombre de places de parking libre existantes actuellement des deux côtés du pont (petits parkings en bas de l’avenue Louvois, à gauche à côté du dispensaire et à droite en face de la gare, parking de 12 places sur la place Henri Brousse et places de parking le long des rues) ; cette conservation est vitale pour la pérennité des commerces, que nous souhaitons vivement. Peut-être faudra-t-il, pour éviter les voitures ventouses, prévoir que ce stationnement soit payant pour les voitures restant plus d’une demie-heure ou d’une heure.
La circulation et les bus : il est essentiel de traiter cette question, dans une rénovation de cette ampleur. Nous pensons que sont à examiner soigneusement : - La position et la configuration des arrêts de bus ; en particulier, l’arrêt actuel du n° 169 venant de la rue des Grimettes, arrêt positionné sur le pont et difficile à déplacer, crée des difficultés considérables aux heures de pointe. Le projet dans son état actuel, qui garde inchangée la largeur de la voie de circulation sur le pont, ne permet pas de solutionner ce problème. Nous avions proposé, pour ce faire et pour améliorer la circulation, de prévoir un élargissement du pont par recouvrement des voies du côté de Paris (sur environ 6-8 mètres, cf fig. « projet avec élargissement »). Ceci semble constituer une modification difficile et très coûteuse à réaliser. Après réflexion, nous proposons que cet élargissement soit limité à la création d’une simple passerelle pour piétons, l’espace de l’ancien trottoir servant à créer un arrêt de bus n’empiétant pas sur la voie de circulation (fig. « nouveau projet avec élargissement limité »). - Le giratoire prévu dans le projet présenté par la mairie, qui nous semble trop petit pour être praticable (bus, poids-lourds) ; l’élargissement du pont proposé ci-dessus devrait permettre de mieux le reconfigurer.
La gare : c’est un aspect essentiel aussi. Il est souhaitable, dans l’opération projetée, de laisser ouverte la possibilité de création d’une opération de recouvrement beaucoup plus importante de la voie ferrée avec création d’un parking utilisable par les personnes prenant le train, prise en charge principalement par la Région. Dans le cadre du projet actuel : - La rénovation des accès aux quais paraît satisfaisante ; ne pas oublier deux ascenseurs (un par quai) pour les handicapés, ascenseurs dont la présence sur les plans actuels n’est pas claire. - Nous soutenons fortement la création d’un parking multi-niveaux tel que prévu sur certaines variantes du projet proposé, en le faisant au moins sur deux niveaux (cf la fig. « nouveau projet avec élargissement limité »). Les places ainsi créées, payantes au-delà d’une demie-heure ou d’une heure au coup par coup ou par abonnement, seraient utilisables par les clients des commerces, les habitants du quartier, voire même des personnes prenant le train.
Yves Terrien (15/05/2009)
Périmètre de rénovation
Nouvelle proposition du CSSM : en rouge, l’élargissement du pont côté Paris, le rond-point agrandi et son centre. Noter que l'élargissement du pont côté Paris est ici une simple passerelle pour piétons et non une structure porteuse pour véhicules
Boucle de circulation
III - Meudon sur Seine
Commentaires du CSSM adressés au Commissaire-enquêteur lors de l'enquête publique sur la RD7 et les berges de la Seine Objet : Enquête publique Remarques et suggestions du CSSM
Introduction
Le Comité de Sauvegarde des Sites de Meudon est une association de plus de 400 membres qui s’attache à la préservation de l’environnement et à la mise en valeur et à la restauration des sites historiques et naturels, nombreux dans la commune de Meudon. C’est dans cet esprit que nous vous présentons ci-dessous quelques remarques et suggestions sur le dossier de référence concernant la route départementale n°7 (RD7) et l’aménagement des berges de la Seine entre Sèvres et Paris. À ce titre, nous partageons l’objectif du projet affiché par le Conseil Général des Hauts de Seine (CG92) « d’ouverture de la ville sur le fleuve et de rendre les berges aux habitants », et soulignons la qualité exceptionnelle du site, sur l’une des plus belles boucles du fleuve, face aux îles Saint Germain et Seguin, et dominé par l’escarpement des Hauts de Seine. Mais nous pensons que le projet d’aménagement de la RD7 et des bords de Seine entre le pont de Sèvres et le pont de Billancourt, tel qu’il est présenté dans le dossier de référence, risque de compromettre gravement la qualité de ce site.
1 - L’élargissement de la RD7
1.1, Le trafic : Le projet retenu par le CG 92 d’une mise à 4 voies de la RD7 (2x2 voies) est notamment justifié selon les auteurs, par un accroissement attendu du trafic automobile, de 50% environ (27400 V/J à terme contre 18 000 V/J actuellement), l’élargissement prévu visant à rendre possible cet accroissement dans de bonnes conditions de fluidité de circulation. Mais, même si l’on adopte cet objectif pourtant contestable, le projet est incohérent : Selon le dossier de consultation, le principal point d'engorgement de la RD7, se situe surtout le matin, vers Paris, entre le pont d'Issy et le périphérique, sur le tronçon déjà à 4 voies. Or le projet prévoit une augmentation du trafic sur le tronçon à élargir et notamment du trafic de transit, puisqu’il est prévu un report de trafic de la RD1 côté Boulogne vers la RD7. Mais cette augmentation de trafic et l’amélioration de la fluidité, prévues sur le tronçon futur à 4 voies au niveau Sèvres-Meudon, se traduiront par de l'engorgement supplémentaire à l'entrée de Paris ; les gains obtenus sur le secteur Sèvres-Meudon y seront perdus et pourront même occasionner une gêne plus grande sur cette partie « entrée de Paris », déjà la plus saturée. Ceci ne pourra que s’accentuer à terme, alors que la ville de Paris vise à réduire le trafic des automobiles venant de banlieue (la réduction du trafic automobile du Boulevard Extérieur au profit du tramway est, à cet égard, significative). Le modèle de trafic utilisé par EGIS, adaptation locale discutable d’un modèle de trafic régional, indique cependant que l’augmentation de trafic sur le tronçon concerné n’aurait pratiquement pas d’impact sur le trafic à l’entrée de Paris comme s’il s’agissait de trafic local ou de voisinage et non de trafic de transit. De même, le dossier note que, le soir, c'est le sens retour de Paris vers Sèvres qui est chargé, mais ne fait pas apparaître d'engorgement plus fort au niveau du passage de 4 à 2 voies (carrefour Vaugirard), ce qui semble montrer l’inutilité du projet. En outre, les prévisions de trafic présentées dans le dossier sont fragiles : celles faites dans le passé, notamment en 2000, ont largement surestimé le trafic qui, en fait, est en baisse depuis 2003. Cependant, même en retenant ces prévisions pourtant contestables, le projet ne paraît pas justifié : à l’horizon 2030, le trafic prévu sur la section pont de Sèvres-Vaugirard est de 24 000 V/J pour la solution actuelle V0. Ce trafic est donc inférieur au seuil de saturation d’une voie simple à double sens. A cette même période, le trafic prévu pour la solution V1 (2x2 voies) proposée est de 27 400 V/J. Le gain de temps de parcours de la V1 par rapport à la V0 est en 2030 de l’ordre de 10% aux heures de pointe. De tels écarts en trafic comme en temps de parcours sont négligeables et non significatifs compte tenu des incertitudes inhérentes aux prévisions à l’horizon 2030 ; ils ne peuvent justifier un tel projet.
Notons enfin que le projet ne mentionne pas la possibilité d’un projet à 2 fois 2 voies moins larges (2,80 m), ce qui réduirait significativement l’emprise de la RD7 sur les berges.
1.2, La sécurité, les nuisances, les transports en commun.
.La sécurité Le projet semble retenir une multiplication des feux sans viser à une réduction de la vitesse autorisée, qui serait plus en cohérence avec le site et que l’on pourrait mieux obtenir avec des giratoires sans feux.
.L’augmentation des nuisances : L’augmentation du trafic présenté, voulu par le projet se traduira inéluctablement une forte augmentation de la pollution et du bruit, dans toute la zone.
.Le projet n’est pas ambitieux concernant les transports en commun : L’hypothèse d’une voie réservée aux transports en commun semble rejetée a priori (ce qui avait occasionné une réserve lors de l’enquête préalable). Le projet n’est pas précis concernant l’accès aux stations du T2, notamment concernant les places de stationnement, alors même que le T2 apparaît comme un succès remarquable (80 000 passagers /jour) dépassant les prévisions.
2 - L’aménagement des berges L’aménagement des berges semble très « minéral », en cohérence d’ailleurs avec l’ensemble du projet. Les maquettes présentées dans le dossier montrent le plus souvent un couvert végétal disposé au-dessus d’une infrastructure en béton dont l’importance étonne. Les auteurs du projet auraient été mieux inspirés en aménageant ces berges de façon plus naturelle, en prenant pour modèle ce qui a été fait par l’association Espaces dont la problématique était de sensibiliser les promeneurs à la notion de biodiversité. Nous sommes très loin d’une approche écologique de cet environnement. A Meudon, les bords de Seine ont une histoire qui remonte à plusieurs siècles et qui est caractérisée, notamment, par des activités artisanales diverses, verrerie, port fluvial, petites entreprises. Ce furent aussi des lieux de rencontre, guinguettes, promenades le long du chemin de halage, résidence d’agrément, cf. la « folie Huvé ».. . Les images qui nus sont présentées traduisent un souci de modernisme dont le caractère artificiel ne met pas en valeur ce site exceptionnel. La largeur des berges en rive gauche du fleuve, rive convexe au pied de l’escarpement des Hauts de Seine, y est faible, entre 20 et 40 mètres. Par contre, à Sèvres, le raccord avec l’Île Monsieur a permis d’augmenter très sensiblement la largeur des berges et se traduit ainsi par un aménagement de qualité. Le projet retenu par le CG 92 d’une mise à 4 voies de la RD7 (2x2 voies) et la mise en place d’aires de stationnement et de pistes cyclables, soit au total une emprise de 20 à 22 mètres, va donc très lourdement empiéter sur les berges. De plus, l’augmentation espérée du trafic se traduira par une augmentation de la pollution gazeuse et sonore. Ainsi, le projet d’aménagement du CG92 perdra une grande partie de son intérêt.
Nous constatons que le port de Meudon ne figure pas sur les plans ; est-il abandonné ? Si oui, ce serait une erreur alors qu’il est de nouveau question de rénover la circulation fluviale par des bateaux- bus ce qui, soulignons-le, s’inscrirait de façon significative dans la problématique « rendre la Seine aux habitants ».
3 - Le coût du projet et la communication .le coût du projet Ce coût serait de 160 M€ TTC (voire même beaucoup plus s’il donne lieu à des emprunts), ce qui paraît prohibitif. Le bilan économique présenté, basé principalement sur le gain de temps pour les automobiles, n’est pas crédible compte tenu de la marge d’incertitude et de la perte de temps induite dans les autres zones par le trafic supplémentaire (comme nous l’avons évoqué précédemment. En outre, le bilan ne tient pas du tout compte de l’impact économique négatif très lourd pour les logements et les commerces d’un tel accroissement de la pollution et du bruit. Le projet ne permet pas de développer une zone dynamique mixte (commerces, bureaux et logements, voire activités) mais favorise le développement d’une zone de passage sans avenir économique.
.la communication La communication du projet, notamment le site en ligne « vallée rive gauche » ou les panneaux d’affichage, masquent l’emprise de la 4 voies ou l’accroissement du trafic. Une telle communication est de nature à biaiser l’enquête en cours. Rappelons d’ailleurs aussi que, loin de la « dynamique de concertation » évoquée dans le dossier, les résultats de la concertation préliminaire menée en 2008 (80% d’opposants à la solution 2x2 voies) ont été superbement ignorés. En conclusion :Le projet a un impact négatif, lourd pour l’environnement et n’est pas en cohérence avec les objectifs généraux affichés par le Conseil Général des Hauts de Seine. Compte tenu des nuisances induites, il aura un impact économique négatif pour ce secteur de la « vallée rive gauche et sera préjudiciable au développement d’activités et de logements. En outre, même si l’on admet comme objectif principal l’amélioration du trafic automobile, le résultat est très incertain et, en tout cas, les prévisions indiquées ne peuvent justifier un tel projet. Enfin, le coût global est prohibitif au regard des non- bénéfices escomptés et la charge financière sera très lourde et improductive. A ce stade, nous recommandons vivement d’étudier en priorité la variante 2x1, 5 voies avec giratoires sans feux, voire d’autres variantes. Compte- tenu de la réduction du trafic automobile, régulière depuis 2003, une décision urgente est inopportune.
Michel COLCHEN Déposé en Mairie de Meudon le 04 Février 2010
1 - Aménagement général. L’opération Meudon sur Seine est découpée en 5 îlots (voir photo ci-dessous), les études puis les travaux seront menés îlot par îlot. Les îlots 1 et 2 sont en cours d’étude et sont présentés aux chapitres suivants.
Programme de circulation de l’aménageur SEMADS.
Le CSSM a proposé à la Mairie de créer une sente partant de la rue de Vaugirard longeant la voie du tram (coté Route des Gardes) pour rejoindre la gare ; traverser les voies (passage existant) et atteindre la sente existante qui dessert la Ruelle aux Bœufs. Cette sente est le chemin le plus direct avec le dénivelé le plus faible permettant la circulation des poussettes et des handicapés en sécurité. Elle éviterait la construction de la passerelle qui relierait l’îlot 2 à la rue Hélène Loiret. Cet ouvrage serait imposant, cher, et déboucherait au pied de la côte qui mène à la gare, dont la pente est supérieure à la norme pour l’accès aux handicapés. Cette proposition a retenu l’attention de la Mairie qui envisage de lancer une étude.
2 -Îlot 1 .CNRS. Le cabinet WILMOTTE prépare le dossier de permis de construire qui sera déposé début 2009. La Mairie a confirmé qu’il était bien prévu des places de stationnement « minutes » pour les usagers de la future crèche . Les travaux de déconstruction commenceraient début 2009.
PROJET WILMOTTE.
3 -Îlot 2 . Entrée de ville. Programme de l’aménageur SEMADS Cabinet Equerre. Vue en plan Décembre 2009 Le permis de construire déposé en mairie a été signé par M. Hervé Marseille, maire de Meudon. Ci- dessous, deux présentations des immeubles qui vont être construits :
Fig. 1 Fig.2 fig. 1 : façade sur la rue de Vaugirard et le carrefour avec la RD7 ; de gauche à droite, le premier immeuble sera occupé par des logements sociaux, l’immeuble situé sur le carrefour comprendra au rez-de-chaussée une brasserie surmontée de bureaux. fig. 2 : façade sur la RD7 ; l’immeuble de droite sera affecté l’APEI, pour des handicapés.
IV - Création d’un pôle culturel à Meudon-la-Forêt
CONSEIL CONSULTATIF POUR MEUDON LA FORET
Dont la dernière réunion a eu lieu le 4 Décembre 2009
ESPACE CULTUREL
Conformément aux
engagements du Maire au moment des élections municipales, la Ville de
Meudon prévoit la création d'un espace culturel qui doit s'implanter
entre les Avenues De Lattre de Tassigny et du Général De Gaulle.
Afin de créer une
liaison entre les deux Avenues, il est prévu de modifier l'emplacement
du "City Stade" et de démolir la Centre de Loisirs Jules Jansen.
L'opération
comprendra:
1/- La construction d'un équipement composé:
- D'un espace
central d'accueil polyvalent et comprenant une cafétéria
- D'une salle de
spectacle/cinéma modulable, d'une capacité maximum de 280 places
- D'ateliers
d'expression culturelle
- D'un pôle
langues
- D'un studio de
répétition musicale
- De locaux
administratifs
2/- La requalification des espaces publics, prévoyant:
- Un cheminement
piéton qui relie la rue Vignaud et l'Avenue De Lattre de Tassigny
- Un libre accès
aux équipements publics situés dans le périmètre d'étude
- Un parvis
minéral et chaleureux, associé
à un
jardin pour jeunes enfants
- Un accès
camions de livraison du matériel scénique sécurisé, et des places de
stationnement.
- Prise en compte
des objectifs de développement durable (Gestion des Eaux, des Énergies,
de
l'entretien et de
la maintenance du bâtiment, ainsi que de l'insertion dans
l'environnement.
Un appel public à
la concurrence a été lancé en Octobre 2009 en vue d'un concours de
Maîtrise d'œuvre sur la base d’un programme détaillé
Les équipes
conceptrices doivent fournir des compétences appropriées tant dans le
domaine Architectural, Paysager, Technique, Économique, Acoustique,
Scénographique, et Haute Qualité Environnementale, que dans le
traitement des Espaces Publics.
Un jury a été
constitué par Arrêté Municipal du 17 Décembre 2009. Il s'est réuni le 12
Janvier 2010 pour choisir, parmi 201 candidats, 3 équipes destinées
à
participer
à un
concours de Maîtrise d'Oeuvre pour la réalisation de l'opération décrite
ci-dessus.
Le jury a retenu
les 3 équipes suivantes:
- SERERO
ARCHITECTES
- ATELIER
NOVEMBRE
- PHILIPPE CAZEAU
ARCHITECTE
La prochaine réunion du jury, pour choisir le lauréat, est prévue le
VENDREDI 7 MAI 2010. La construction et les aménagements devraient se
faire en 2012 - 2013.
La réalisation de ces équipements, compte tenu de la mise au point du programme, des consultations pour la Maîtrise d’œuvre, de l’aménagement du secteur et de la construction des bâtiments, demandera de 3 à 4 années pendant lesquelles nous devrons veiller à la qualité et à la réussite de cet espace d’enrichissement et de convivialité pour les habitants de Meudon-La-Forêt.
Dominique Moreau et Pierre Sabatier, avril 2010
V- Requalification de la Pointe de Trivaux
Etude de requalification urbaine pour le secteur de la Pointe de Trivaux à Meudon-la-Forêt ************ REUNION DU 12 OCTOBRE 2011 ************
Après la présentation des 3 projets au Conseil Consultatif en Février-Mars 2011, une rencontre avec les trois Urbanistes sélectionnés par la Ville s’est tenue dans la salle de la Médiathèque le Mercredi 12 Octobre 2011 : - Atelier RUELLLE - Atelier LION - Atelier DEVILLERS A cette occasion, le programme simplifié a été précisé, sur une superficie de 11 hectares.
LE PROGRAMME : - Reconstruction de la patinoire - 50 000 m2 de pôle d’emplois - 50 000 m2 de logements diversifiés - Un complexe multi-sport - Des espaces publics requalifiés - Un Mail piétonnier central
Les Architectes-Urbanistes ont chacun présenté leur projet et répondu aux questions posées par les participants. Le but est bien de choisir un des trois Ateliers pour, après une mise au point, le faire approuver par le Conseil Municipal.
OBSERVATIONS :
- Le chiffre de 50 000 m2 pour les bureaux et activités nous paraît exagéré alors que nous nous situons dans un environnement déjà saturé par ce type de constructions. - La réalisation des voies nouvelles, dues à l’aménagement pour le passage du tramway, fait apparaître un triangle, actuellement planté de pins, devant la façade de l’Hôtel Forest Hill.
- La station service BP bien située et appréciée des Forestois doit être maintenue.
- L’ emplacement pour le Pôle Sportif, avec commerces, à la place des tennis Forest Hill, le long de la station du tramway et à l’entrée de Meudon-la-Forêt par l’Avenue de Lattre de Tassigny, nous paraît la meilleure solution. Cet ensemble viendrait terminer le front Ouest de Meudon-la-Forêt cité ci-dessus.
- Les hauteurs :
- Liaison avec le Centre Commercial “JOLI MAI” :
EN CONCLUSION : C’est le projet “Atelier DEVILLERS et Associés” qui nous semble le mieux correspondre à nos observations, après avoir supprimé les constructions sur le triangle en face de l’Hôtel Forest Hill. En contrepartie, des immeubles d’activités, insérés dans les espaces réservés à l’habitation, pourraient compenser une éventuelle insuffisance, autour de la station service. ************* Une prochaine réunion est prévue le MARDI 15 NOVEMBRE 2011. La décision du Conseil Municipal se fera en Janvier 2012
Dominique MOREAU et Pierre SABATIER
CONSEIL CONSULTATIF POUR MEUDON LA FORET dont la dernière réunion a eu lieu le 4 Décembre 2009 POINTE DE TRIVAUX Indépendamment du projet d'Espace Culturel, la Ville de Meudon prévoit la requalification du secteur de la Pointe de Trivaux. Un périmètre d'étude a été défini et proposé au Conseil Consultatif qui s'est réuni au mois de Décembre 2009. Ce périmètre comprend: - Le CES Jean Moulin - La patinoire - Les stades - Les tennis Forest Hill - L'îlot entre la rue de la Pierre aux Moines et la rue Paul Demange - L'hôtel Forest Hill - La Station Service BP - Le Club du Sourire - Un immeuble de l'ensemble de la Pépinière. Tout cet ensemble sera desservi par le futur tramway T6 avec une station devant les tennis Forest Hill Un jury composé d'élus a retenu parmi 15 équipes ayant répondu à un Appel à Projet, 3 Architectes de renom pour faire des propositions: Il s'agit de - ATELIER RUELLE - DEVILLERS ET ASSOCIES - ATELIER LION Ils doivent imaginer un Eco-Quartier, mêlant équipements publics, logements, commerces et activités économiques, sur une superficie de 11 hectares, dont7 appartiennent à la Ville. Ces études doivent être remises en Juin 2010 et présentées au public en Septembre 2010
Dominique Moreau et Pierre Sabatier, avril 2010
VI - Enquête Publique sur le Plan Local d'Urbanisme (PLU) Lettre adressée au Commissaire-enquêteur dans le cadre de l'enquête publique sur le Plan Local d'Urbanisme Meudon, le 15 décembre 2009 Monsieur le Commissaire-enquêteur, Le Comité de Sauvegarde des Sites est une association agréée « environnement » d’environ 400 adhérents, dont le but est de sauvegarder les sites historiques et naturels de notre commune. A ce titre, il est naturel que nous nous intéressions au tissu urbain de la commune et, par exemple, nous participons très activement aux Comités Consultatifs mis en place par Monsieur Hervé MARSEILLE, maire de Meudon, dans lesquels sont abordés les grands projets d’urbanisme touchant plusieurs quartiers de notre ville. Nous avons donc analysé avec beaucoup d’intérêt et d’attention les documents du PLU actuellement soumis à enquête publique (rapport de présentation, choix, règlement, plans et annexes), dont nous possédons une copie. Nous avons été étonnés de constater que ces documents n’ont pas été mis en ligne sur le site internet de la municipalité, ce qui, pour une enquête « publique », nous aurait paru judicieux. Nos remarques et suggestions sur le présent projet de PLU sont les suivantes : 1 – Remarques d’ensemble Ces documents contiennent un très grand nombre d’éléments factuels importants et intéressants, et ils décrivent les choix de façon détaillée. Il nous semble cependant que, par beaucoup d’aspects, ce PLU consiste en une compilation de versions antérieures et, de ce fait, la lecture en est malaisée et la cohérence souvent difficile à appréhender. Ceci est vrai pour le texte (pour chaque sujet traité, dispersion des éléments en de nombreux endroits du texte, manque de cohérence des notations dont la dénomination varie, très grande complexité des qualifications en zone, sous-zone, secteurs, sous-secteurs,…) de même que pour le plan de zonage, où l’émiettement des zones, sous-zones, etc… est très grand. Il est à noter d’ailleurs qu’il n’apparaît pas de zone correspondant au Domaine National de Meudon (Forêt domaniale, Grande Perspective, Observatoire, ONERA), dont il aurait pourtant été nécessaire de rappeler les contours et les servitudes associées, et que peu est dit sur les bâtiments classés. Enfin, et c’est peut-être le plus important, les « choix » présentés dans ce PLU sont souvent des déclarations d’intentions, le seul choix qui nous a paru très clair étant la densification voulue de l’habitat, choix principalement basé sur la volonté de stabilisation de la population à un niveau légèrement supérieur à ce qu’il serait aujourd’hui. Cette argumentation du choix nous paraît discutable, car d’autres mécanismes que la construction de logements neufs jouent déjà dans le sens de l’augmentation de la population (rajeunissement, accompagnés d’une meilleure occupation des logements, souvent sous-occupés à Meudon), et ils continueront de jouer si l’attractivité de notre ville (beauté des sites, activité économique, agrément de l’habitat) subsiste. Le choix de densification conduira, si le PLU reste tel qu’il est présenté, à une augmentation très importante de la densité de la population à Meudon, ce qui rendra notre ville moins attirante, en particulier si l’émiettement des parcelles peut, avec la nouvelle réglementation, s’intensifier. Nous recommandons donc fortement un retour à un règlement tel que, dans les zones pavillonnaires, la surface minimale pour construire ne soit jamais inférieure à 300, voire même 400 ou 1000 m2, selon les zones, et que les COS y restent petits. De la même façon, nous recommandons fortement la suppression de la notion de plan-masse pour les neuf quartiers de la ville où elle est employée, notion non nécessaire car le règlement d’urbanisme des classifications « standards » est suffisant pour y mettre en place des projets de construction importants, sans pour autant contraindre les propriétaires à la densification maximale exigée par le règlement des plans-masses. 2 – Les zones d’expansion ou pôles de développement Le PLU souligne qu’il existe à Meudon quatre pôles de développement : le secteur de l’ONERA, la colline Rodin, Meudon-sur-Seine et la pointe de Trivaux à Meudon-la-Forêt. Nous voudrions, pour ces zones, formuler les observations suivantes : 2.1 - La zone de l’ONERA dont traite le PLU est une zone située en catégorie « zone verte » et, en toute rigueur nous semble-t-il, devrait retrouver cette qualité si l’ONERA en partait. Les terrains de cette zone ainsi que ceux sur lesquels sont implantés les services techniques de la communauté d’agglomération, et ceux entourant l’étang de Chalais utilisé par une association halieutique, appartiennent au Ministère de la Culture. De plus, il faut le souligner, la zone de l’ONERA est tangente à la Grande Perspective de l’ancien Château de Meudon sur une grande longueur. Si, ce que nous pouvons comprendre, on voulait continuer d’utiliser la zone de l’ONERA comme zone d’implantation d’activités économiques si cet organisme en partait, il nous paraîtrait très important de ne pas sur-densifier ce secteur et de respecter de façon absolue les vues qu’ouvrent la Grande Perspective, notamment à partir de la Terrasse. 2.2 - La Colline Rodin est une zone dont l’aménagement est délicat à cause de la nature du sous-sol (anciennes carrières souterraines dont une partie est classée) et de sa situation, dominée par le parc du Musée Rodin et son Belvédère qui doit être réaménagé en 2010. La nature du sous-sol implique des travaux importants de consolidation si on veut construire, ce qui a conduit à des projets de constructions conséquents pour en assurer la rentabilité. A contrario, l’existence du Musée Rodin, un des principaux attraits culturels de Meudon, exige le respect absolu des vues plongeantes que l’on a, à partir du Belvédère, vers la boucle de la Seine en contrebas. D'ailleurs, le Conseil Général des Hauts-de-Seine a voté en 2007 "l'aménagement de parcours buissonniers" dont le parcours des Coteaux emprunte ce Belvédère qui, de ce fait, doit être protégé. De nombreux projets d’aménagements immobiliers ont déjà vu le jour et échoué. Pour le futur, nous approuvons la volonté exprimée dans le PLU d’agir en donnant un rôle important à l’EPF (Etablissement Public Foncier) mais, au-delà, il nous semble essentiel qu’une coordination d’ensemble de l’aménagement de toute cette zone soit effectuée par un organisme public, respectant les vues ci-dessus évoquées mais aussi le caractère divers de cette zone (logements notamment sociaux, présence d’artisans et d’artistes, mémoire de l’activité économique passée et préservation de l’actuelle). En particulier, nous sommes très inquiets de voir sur le plan de zonage du PLU, juste en dessous du parc du musée Rodin, deux secteurs classés en « UC » (constructions d’immeubles collectifs denses) alors même que le bas de la colline, déjà construit assez lourdement rue du Dr Arnaudet, n’est étiqueté que « UA » (immeubles collectifs, sans précision). Nous voulons donc réaffirmer ici notre volonté que soient respectés l’environnement du Musée Rodin et les vues plongeantes que l’on a à partir du Belvédère. 2.3 - Meudon-sur-Seine Nous voudrions souligner notre fort attachement à un aménagement attrayant des bords de la Seine dans le quartier Meudon-sur-Seine de notre commune. Trois points nous préoccupent principalement : - La rénovation des 5 ha restants après la création réussie de Meudon-Campus : nous rappelons, à ce sujet, que le "Schéma d'aménagement durable des berges de Seine" (CG, février 2006) demande qu'à Meudon-sur-Seine, les bâtiments ne dépassent pas R+3 et que la protection de la Folie Huvé (bâtiment classé du XVIIIème siècle) requiert que le bâtiment d'entrée de ville ne l' « écrase » pas. Par ailleurs, il nous semble essentiel que soient prévus, dans ce quartier rénové, des équipements publics ou privés tels que commerces de proximité, écoles, terrains de sport, ce que nous ne voyons pas clairement dans le PLU. Nous suggérons aussi que les immeubles neufs soient construits avec un recul suffisant pour les isoler de la RD7. - La mise à 4 voies de la RD 7 : il est nécessaire de prendre en compte l'accroissement du bruit qui sera généré par le trafic routier accru. La loi sur l'Air (1992) impose que pour tous nouveaux équipements les bruits ne dépassent pas 65 dB(A) le jour et 55 dB(A) la nuit. L'aménagement de Meudon-sur-Seine doit respecter cette loi. - L’aménagement des berges de la Seine : nous voyons figurer sur le plan de zonage attaché au PLU une zone verte le long de ce fleuve, mais, lorsque nous regardons en détail l’emprise des constructions prévues le long de la RD7 et l’élargissement à 4 voies de cette artère voulu par le Conseil Général, nous ne comprenons pas comment sera conservée cette zone verte de promenades et d’activités ludiques le long des berges, zone à l’existence de laquelle nous tenons absolument. Il nous paraît essentiel que cette partie du PLU soit reprise et précisée en ce sens.2.4 - La pointe de Trivaux à Meudon-la-Forêt. La municipalité souhaite faire un aménagement de cette zone avec un écoquartier pour les sports et les loisirs, et pour des logements et des bureaux. Une étude est en cours mais rien n’est indiqué au PLU à ce sujet. 3 – Le problème du stationnement Le PLU fait état d’une étude sur le stationnement demandée par la municipalité. De façon étonnante, les résultats de cette étude ne soulignent pas, semble-t-il, la très grande difficulté rencontrés par les meudonnais, dans certains quartiers, pour stationner leur véhicule. De ce point de vue, il nous semble que toute opération de rénovation urbaine, y compris de voirie, doit se faire à nombre d’emplacements conservé, au moins. Il faut aussi souligner l’absence de parking d’envergure près des gares (Val-Fleury, Bellevue) ou près du Centre Culturel, où l’insuffisance notable du parking nuit probablement à la fréquentation. Il est très regrettable que le PLU n’envisage pas de création dans ces domaines, pour lesquelles les communes voisines sont beaucoup plus entreprenantes. La forte densification prévue dans le PLU ne fera d’ailleurs qu’augmenter ce problème, notamment dans les zones de plan-masse comme celles prévues dans le quartier de Meudon-sur-Seine (où seront garés les véhicules après élargissement de la RD7 ?).
En espérant que ces remarques et suggestions retiendront toute votre attention et, en sollicitant votre aide auprès des autorités municipales, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Commissaire-enquêteur, l’expression de notre considération distinguée.
Michel Colchen
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